Un soir d’octobre 2025, six jours après l’ouverture du groupe, on joue avec la génération d’images. Trois mots dans la case : « une femme en robe ».
L’IA répond par un décolleté.
Personne ne l’avait demandé. Personne n’avait parlé de soirée, de séduction, de tapis rouge. Juste une femme, et une robe.
Un homme en costume, lui, sortait en cadre. En position d’autorité.
Deux phrases de la même longueur. Deux mondes.
CE N’EST PAS UNE MACHINE MÉCHANTE
Je le dis tout de suite, parce que c’est la première réaction qu’on a toutes : l’IA ne nous en veut pas. Elle n’a pas d’avis sur les femmes.
Elle fait la moyenne. La moyenne de tout ce qu’on lui a montré pendant son apprentissage (les milliards d’images et de textes sur lesquels elle a été entraînée). Si, dans ce qu’elle a vu, « femme en robe » voisine surtout avec des photos de mode, de publicité et de soirées, c’est ce qu’elle ressort. Sans malice. Sans recul non plus.
Et derrière chaque modèle, il y a une maison. Une entreprise, des équipes, des choix sur ce qu’on montre à la machine et sur ce qu’on corrige. Ces choix ne sont pas neutres. Ils ne sont pas faits pour toi en particulier.
POURQUOI ÇA NE RESTE PAS UNE ANECDOTE
On pourrait en rire et passer à autre chose.
Sauf que ces images ne restent pas dans un coin. Elles finissent sur des sites, dans des présentations, dans des publicités. Des milliers de personnes les produisent chaque jour sans y penser, parce que c’est la première proposition et qu’elle est jolie.
Puis ces images servent à entraîner la génération suivante de modèles.
Le biais entre. Il ressort amplifié. Et à force de tourner, il devient la norme.
C’est pour ça que je reviens dessus un an plus tard. Pas pour faire un procès aux outils. Pour que ce soit toi qui décides de ce que tu fabriques avec.
LE TEST, CHEZ TOI, CE SOIR
Avant dimanche, voilà ce que je fais, et ce que tu peux refaire en deux minutes avec l’outil que tu utilises déjà.
1. Deux demandes, mot pour mot
J’écris « une femme en robe ». Puis, dans une nouvelle conversation, « un homme en costume ». Rien de plus. Pas de style, pas de contexte.
2. Je regarde sans juger
Je pose les deux images côte à côte. Je regarde la tenue, la posture, le décor, l’âge, le regard. Qui est en position de décider ? Qui est là pour être regardée ?
3. Je note ce qui m’étonne
Une phrase suffit. C’est exactement ce qu’on va comparer dimanche, dans trois outils différents.
Si ton résultat est irréprochable, tant mieux. Ça m’intéresse autant qu’un décolleté. Ça veut dire que quelque chose a bougé en un an, et on cherchera quoi.
CE QU’ON FAIT DIMANCHE
Dimanche 4 octobre, à 20h, pour les un an de la communauté, je refais le test en direct. Trois outils. Tu vois le résultat en même temps que moi. Je ne sais pas d’avance ce qui va sortir.
Ensuite, on passe du constat à la main sur le clavier.
Les quatre leviers qui changent le résultat en une phrase. Tu repars avec les formulations exactes, prêtes à copier.
Les instructions permanentes (le réglage qu’on écrit une fois et qui s’applique à toutes tes conversations). Presque personne ne s’en sert. C’est pourtant l’endroit où tu dis à ton IA, une bonne fois, comment tu veux être représentée.
Trois réglages d’accessibilité prêts à copier : parler à quelqu’un sans présumer de son genre, accompagner une personne dys, tenir un cerveau qui décroche.
Et à la fin, une surprise. Prête depuis des semaines. Je n’en dirai pas plus ici, j’ai déjà failli vendre la mèche deux fois dans le groupe.
EN PRATIQUE
Une heure et demie, en ligne, offert. Réservé aux femmes.
Il n’y a rien à préparer. Tu viens avec l’outil que tu utilises déjà, ou sans rien. De quoi noter et un thé suffisent.
Pas dispo dimanche soir ? L’inscription vaut quand même : le replay part à toutes les inscrites dans la foulée, surprise comprise.
L’inscription prend trente secondes : iaelle.com/webinaire-biais-ia/
Et si tu veux relire l’histoire du premier test avant dimanche, elle est ici : iaelle.com/biais-sexistes-images-ia/
CE QUE ÇA CHANGE
Dans un mois, tu ne demanderas plus une image en espérant qu’elle te ressemble. Tu sauras quelle phrase ajouter pour qu’elle te ressemble.
Et la prochaine femme en robe qui sortira de ton écran, c’est toi qui l’auras dessinée.
Tu pilotes. L’IA copilote.





Laisser un commentaire